Intervention proximité
Proximité : une intervention sociojudiciaire concertée
Pour les partenaires
Le projet Proximité est une initiative développée par Entraide pour hommes en collaboration avec la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent. Il permet d’intervenir rapidement auprès des suspects et auteurs de violence conjugale ou familiale afin d’évaluer le risque, d’amorcer un travail de responsabilisation et de favoriser la sécurité des personnes.
Pensé en complémentarité avec les acteurs policiers, judiciaires et psychosociaux, Proximité soutient une réponse plus rapide, plus cohérente et mieux arrimée aux réalités du terrain. Le projet repose sur une posture strictement psychosociale, distincte des rôles judiciaires, et sur une collaboration étroite avec les partenaires.
Deux volets
Intervention de proximité et accompagnement judiciaire
Le premier volet permet une intervention rapide, généralement dans les 48 à 72 heures suivant l’arrestation, afin d’évaluer la dangerosité, de sensibiliser à la problématique, de transmettre des outils de base et d’orienter l’homme vers les ressources appropriées.
Le second volet offre un accompagnement psychosocial ciblé tout au long du processus judiciaire pour préparer les comparutions, soutenir le respect des conditions de remise en liberté, réduire l’anxiété et assurer une appréciation clinique continue du risque.
Notre approche
La responsabilisation au cœur du changement
La responsabilisation est un processus par lequel l’homme reconnaît la violence exercée, en comprend les conséquences et choisit d’agir autrement. Elle ne se limite pas à admettre un geste ou à respecter des conditions. Elle implique de reconnaître ses comportements, d’en assumer la responsabilité et de comprendre leurs impacts sur les personnes touchées.
Les 5 dimensions de la responsabilisation
1 Reconnaître la violence exercée
Nommer clairement les gestes posés et reconnaître sa responsabilité.
2 Prendre conscience des conséquences
Comprendre les impacts de la violence sur les personnes touchées.
3 Faire le choix de la non-violence
Développer des alternatives concrètes et s’engager dans un changement durable.
4 Développer des relations saines et égalitaires
Apprendre à entrer en relation dans le respect, l’écoute et l’égalité.
5 Renforcer son autonomie individuelle
Répondre à ses besoins de façon saine, sans contrôle ni dépendance. Cette démarche vise un changement concret, durable et orienté vers la sécurité, le respect et la non-violence.
Foire aux questions
Après une intervention policière, un membre de notre équipe d’intervention contactera généralement l’homme concerné dans les 48 à 72 heures.
Cet appel vise à offrir du soutien rapidement, dans un moment où la situation peut être plus difficile.
Non, nous sommes un organisme communautaire proposant des services d’intervention psychosociale.
Même si le contact peut faire suite à une intervention policière, notre rôle est simplement d’offrir de l’aide.
Cela dépend des besoins spécifiques de l’homme.
Parfois, un seul échange peut s’avérer suffisant. D’autres fois, un accompagnement de plus longue durée peut être proposé.
L’objectif est d’offrir un espace d’échange pour mieux comprendre la situation vécue.
L’accompagnement permet d’exprimer ce qui est ressenti, de recevoir un soutien adapté et de bénéficier d’une aide pour la gestion des émotions. Le service peut également aider à prendre du recul, à éviter que la situation ne s’aggrave et à être orienté dans certaines démarches personnelles ou judiciaires.
Non, l’homme est libre d’accepter ou non le contact avec Entraide pour hommes.
Cela dit, plusieurs hommes choisissent de profiter de cet espace pour faire le point et éviter que la situation ne se complique.
Si le moment ne semble pas opportun pour entamer une démarche, il est également possible de reprendre contact avec l’organisme ultérieurement.
Oui, tous les échanges sont confidentiels, à moins que des dispositions légales ne l’exigent, comme lorsque la sécurité de l’homme impliqué ou celle d’autrui est menacée.
Entraide pour hommes peut fournir un accompagnement pour mieux comprendre les étapes du processus judiciaire et les conditions à respecter, tout en aidant à réduire le stress lié à la situation.
Le rôle de l’organisme demeure toutefois psychosocial. L’objectif est d’offrir du soutien et non d’évaluer la personne ou de transmettre de l’information au système judiciaire.